Les nouveaux avantages de l’assurance vie
Depuis la loi TEPA, il existe un moyen de transmettre via l’assurance vie un capital Ă ses enfants sans fiscalitĂ© - mĂŞme au-delĂ de l’abattement de 152 500 € - grâce au dĂ©membrement de la clause bĂ©nĂ©ficiaire du capital dĂ©cès.
Le principe est relativement simple.
Admettons que vous ayez souscrit un contrat d’assurance vie en nommant votre conjoint(e) comme bĂ©nĂ©ficiaire de premier rang et l’un de vos enfants au second rang.
A votre dĂ©cès, si par exemple votre contrat se monte Ă 1 000 000 €, votre conjoint(e) touchera la totalitĂ© de cette somme puisqu’il n’y a plus de droits Ă payer entre Ă©poux (loi TEPA).
Si votre conjoint(e) choisit de renoncer au capital au profit votre enfant, ce dernier devra payer 169 500 € de fiscalitĂ© ((1 000 000 - 152 500) X 20 % d’abattement) car les droits ne sont pas supprimĂ©s pour les enfants.
Mais pour que votre enfant ne paye aucune fiscalité, le principe est de nommer votre conjoint(e) comme usufruitier(e) du capital décès et votre enfant comme nu-propriétaire.
A votre dĂ©cès, votre conjoint(e)  reçoit le capital et en fait ce qu’elle veut. A son dĂ©cès, l’enfant reçoit le capital restant, net de droits, selon le principe que seul l’usufruitier est redevable de l’impĂ´t (de facto inexistant pour la succession entre conjoints).
A noter, point essentiel, que mĂŞme si votre conjoint(e) a Ă©puisĂ© tout le capital, l’enfant conserve une crĂ©ance de 1 000 000 € hors imposition sur la succession.
Un bon moyen, par exemple, de transmettre un bien immobilier - qui fait office de garantie du versement du capital décès au nu-propriétaire - sans payer 20 % de fiscalité !







